
Rapport complet disponible en format PDF (anglais)
Contexte
À cette fin, le ministère du Tourisme de l’Ontario a chargé TNS Canadian Facts de réaliser une étude sur les données existantes et de rédiger un document de synthèse présentant les répercussions et les recommandations.
Objectifs
Le principal objectif de cette étude est d’enquêter sur les données existantes relatives à la baie Georgienne (ou à la région touristique de la baie Georgienne), en vue d’élaborer une feuille de route permettant d’orienter efficacement les visiteurs éventuels vers la destination grâce à des messages motivants et à des offres de produits intégrées.
Plus précisément, les objectifs de cette enquête sont les suivants :
Recommandations
1. Encourager la conversion des voyages de moins de 24 heures en voyages de plus de 24 heures (courtes escapades) parmi les voyageurs résidant au sein de la province elle-même
2. Encourager les voyages de plus de 24 heures auprès des touristes provenant des États frontaliers proches
Encore une fois, il est tout à fait évident que sur le marché des États-Unis, le potentiel de la région de la baie Georgienne en tant que destination pour un voyage d’agrément est insuffisamment exploité. Ceci découle sans aucun doute d’un manque d’appréciation et même tout simplement d’un manque de connaissance de la baie Georgienne comme région touristique particulière. Si certaines des attractions et destinations clés de la région trouvent un certain écho aux États-Unis, de toute évidence ce n’est pas le cas pour la gamme de possibilités et le potentiel d’interaction et d’intégration.
Dans ce contexte, il semble nécessaire de montrer la baie Georgienne en tant que région touristique originale de qualité et aux multiples facettes sur le marché des États-Unis et d’offrir des arguments de poids en faveur de la baie Georgienne comme destination pour un voyage d’agrément de plus de 24 heures. L’attrait doit être suffisamment fort pour justifier un voyage de plusieurs nuits loin de chez soi. Il doit également permettre au public cible de surmonter l’inconnu et d’aller au-delà des perceptions négatives liées au désir d’en avoir pour son argent ou à d’autres difficultés éventuelles associées au fait de traverser la frontière et de se rendre dans la région.
Une fois que le succès aura été atteint sur les marchés proches de l’Ontario, il conviendra d’envisager d’adopter une approche similaire pour les marchés canadiens plus éloignés et pour les marchés internationaux. Il y a tout lieu de croire que la baie Georgienne possède un potentiel de nature à attirer des touristes provenant de régions très diverses.
Peut-être plus encore que nombre d’autres régions de la province, la région de la baie Georgienne dispose d’un produit dont la diversité, la qualité et l’originalité sont suffisantes pour générer un volume important de voyages hors saison, ce qui est conforme à l’objectif de la province d’établir davantage l’Ontario comme une destination de voyage tout au long de l’année. Il s’agit donc de ne pas perdre de vue cet état de fait au moment de traiter les composantes susmentionnées. La promotion des voyages dans la région tout au long de l’année permettrait non seulement d’augmenter le volume, mais permettrait de le faire tout en optimisant l’infrastructure mise en place en réduisant le risque d’imposer à la région un fardeau trop important.
Toute stratégie visant à donner une nouvelle impulsion à la baie Georgienne doit articuler ambition de destination et positionnement de marque global. C’est uniquement en exprimant clairement l’essence de la région de la baie Georgienne comme entité distincte qu’une réelle synergie pourra voir le jour en rassemblant les diverses composantes pour créer un ensemble intéressant que les visiteurs éventuels pourront immédiatement saisir. Ceci offre à la fois un moyen de susciter l’intérêt chez les nouveaux visiteurs éventuels et un moyen de rassembler des expériences disparates à une échelle qui génère des visites de plus de 24 heures. Cet élément particulièrement important vaut aussi bien pour le marché intérieur que pour les États-Unis et les autres pays.
Dans le cadre de cette étude particulière, il n’est ni possible, ni souhaitable de définir un positionnement précis pour la région au nom du Partenariat mais nous pouvons malgré tout donner un certain nombre d’orientations à cet égard. À notre avis, il convient d’étudier avec soin les éléments clés suivants.
Tactiquement, il peut également être utile de répondre aux préoccupations immédiates des touristes de façon très directe. Les offres à valeur ajoutée peuvent s’avérer particulièrement attrayantes dans le contexte économique actuel, des deux côtés de la frontière. Cependant, il faut veiller à ce que les efforts menés dans cette région n’aillent pas à l’encontre du positionnement de la région de la baie Georgienne comme destination de qualité. Il convient également de s’attarder sur les moyens de faciliter les questions d’accès, en particulier aux États-unis, où les problèmes de passage de la frontière rendent ces questions encore plus problématiques.
Dans un même ordre d’idées, il faut prendre conscience du fait que la région devra répondre à des attentes plus élevées si davantage de visiteurs viennent de plus loin et pour des périodes plus longues. Si les touristes sont déçus par leur voyage ou que la région s’avère ne pas être à la hauteur de leurs attentes, cela peut nuire à la satisfaction procurée par le voyage tout entier, ne pas inciter les touristes à revenir et les pousser à ne pas dire du bien de la destination. Par conséquent, il peut être utile pour le Partenariat de se livrer à une évaluation de l’inventaire actuel (infrastructure et produit) afin d’identifier les attractions, services et commodités actuels pouvant nécessiter des travaux d’amélioration et des investissements.
Enfin, il est nécessaire de réfléchir à la notion de viabilité à long terme. Il existe peut-être des limites à la croissance touristique dans la région, notamment en raison de la vulnérabilité éventuelle de l’environnement naturel et de l’ambiance de petit village qui font son charme. Il peut être sage d’établir les limites de la croissance et de planifier les activités en conséquence, de façon à ce que la région bénéficie au maximum de la nature et du rythme du développement.
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Dernière mise à jour : 23 septembre 2008